Récits

Consul de France à Kunming au tournant du XIXe et du XXe siècle, Auguste François a laissé un témoignage unique de sa mission diplomatique au Yunnan. Ses photographies, reproduites en pleine page dans L’oeil du consul, et sa correspondance rédigée dans un style incisif, révèlent une période mal connue de l’histoire des relations franco-chinoises, quand d’ambitieux fonctionnaires indochinois rêvaient de mettre la main sur le Yunnan grâce à la construction d’une voie ferrée entre Hanoi et Kunming. L’une des tâches de François fut alors de repérer l’itinéraire de cette ligne, dans une province au relief chaotique, truffée de bandits.

Pour en savoir plus sur Auguste François, cliquez ici!
Pour découvrir l’histoire du train du Yunnan, consultez l’article Le train du Yunnan.

Né en Russie, dans une famille de négociants, Peter Goullart fuit la révolution bolchevique et s’établit à Shanghai.
En 1939, il s’installe au coeur du Yunnan, dans la ville de Lijiang qu’il quitte à l’arrivée de l’Armée de Libération, en 1947. Forgotten Kingdom est un témoignage unique de sa vie et de celle des différents peuples qu’il côtoie quotidiennement : marchands et bandits tibétains, chamanes dongba, Yi….dont il relate avec force détails les coutumes et croyances.

L’intégralité de cet ouvrage est accessible en ligne sur le site Pratyeka (en anglais).

En 1844, Evariste Huc accompagné du père Gabet et d’un jeune religieux tibétain converti au christianisme entreprend un incroyable voyage vers Lhassa dans le but d’y établir une mission. Partant de Tartarie (l’actuelle Mongolie intérieure), ils traversent la Rivière Jaune puis le vaste plateau désertique de l’Ordos avant d’atteindre le Gansu où ils s’installent pour plusieurs mois en attendant de se joindre à une ambassade tibétaine de retour de Pékin. En janvier 1846, ils sont à Lhassa où ils ouvrent sans tarder une petite chapelle. Mais le représentant de l’Empire du Milieu met bientôt fin à cette entreprise missionnaire renvoyant dare dare les trois hommes vers Canton. Dans un style haut en couleur, Huc retrace ce périple sans préjugés et avec beaucoup d’humour, même dans les situations les plus dramatiques.

Un pavé réunissant les récits de voyages de l’auteur en Chine et au Tibet. (Au pays des brigands gentilshommes, Voyage d’une parisienne à Lhassa, Sous des nuées d’orage, À l’ouest barbare de la vaste Chine, Le vieux Tibet face à la vaste Chine)

David Neel parle ici des enseignements et des pratiques des moines bön fidèles à la religion tibétaine primitive. Elle y retrace en même temps son expérience de la vie érémitique.

Née en 1868 dans une famille qui l’ennuyait à périr, Louise Eugénie Alexandrine Marie David fut chanteuse lyrique, anarchiste, membre de la société théosophique et franc-maçonne avant de consacrer sa vie à sa passion précoce pour les philosophies orientales et aux régions himalayennes grâce au soutien d’un époux dévoué !
En 1924, elle est la première Occidentale à entrer dans Lhassa après un incroyable voyage commencé en Corée.
A. David Neel a laissé de très nombreux écrits : récits de voyage, traductions de textes religieux, essais philosophiques dont vous trouverez toutes les références sur le site de la Fondation David-Neel.

À noter encore l’excellente biographie Forbidden Journey, Barbara et Michael Foster, HarperCollins,1987, qui nous éclaire sur les motivations, la vie privée et certains aspects insoupçonnés de la personnalité d’Alexandra.

Alors qu’il s’apprête à quitter le Pakistan après avoir découvert une nouvelle voie d’escalade sur l’un des sommets himalayens, Heinrich Harrer, alpiniste de renom, est surpris par la déclaration de guerre de septembre 1939 et fait prisonnier par les Anglais, au camp d’Ahmednagar, près de Bombay. S’en suivent plusieurs évasions, deux traversées de l’Himalaya, une marche interminable sur les hauts plateaux désolés du Changtang, et cinq ans de séjour à Lhassa où Harrer devient le confident et le conseiller du jeune Dalaï Lama jusqu’à l’invasion chinoise en 1950. Passionnant récit d’aventures dont il vaut mieux oublier l’adaptation cinématographique commise par J.J. Annaud il y a quelques années.

Ces deux anthologies réunissent des extraits de récits des premières expéditions connues jusqu’au début du XXe siècle.

Le volume consacré à la Chine comprend des introductions à chaque grande période de l’histoire chinoise qui mettent en contexte les différents témoignages et permettent ainsi de mieux en apprécier la valeur. Passionnant.

L’histoire d’un dob dob , moine tibétain chargé du maintien de l’ordre, qui vécut dans l’un des plus grands monastères du pays avant de s’exiler en même temps que le dernier dalai lama.

Un pauvre gamin des campagnes arrive à Pékin pour échapper à la misère. Il se laisse convaincre que la meilleure façon d’y survivre est de se faire opérer dans l’une des cliniques nichées dans les ruelles enserrant la Cité Interdite. Et de perdre à jamais l’instrument principal de sa virilité ! Ce récit romancé, comme l’atteste le rebondissement final, de la vie de l’un des derniers eunuques dépeint la cour des Qing en état de lente déliquescence.

Travels on the Mekong: Cambodia, Laos and Yunnan, Louis de Carné, Bangkok, 1995 (édition originale: 1872)

A Journey to Yunnan and the Opening of the Red River to Trade, Jean Dupuis, Bangkok, 1998

Further Travels in Laos and in Yunnan
, Francis Garnier, Bangkok, 1996

A Journey to Yunnan in 1892
, Louis Pichon, Bangkok, 1999 (édition originale: 1893)

Searching for the Sources of the Irrawaddy
, Emile Roux, Bangkok, 1999 (édition originale: 1897)

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